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Nom du blog :
politicoreflexion
Description du blog :
Espace de réflexion sur l'actualité politique.
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
22.04.2007
Dernière mise à jour :
17.08.2007
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Pause

Posté le 17.08.2007 par politicoreflexion
Bonjour à tous, je tenais simplement à signaler que face à des contraintes "scolaires" je serai dans l'incapacité d'assurer la survie et le renouveau de ce blog à long terme. (le rythme d'une classe preparatoire etant soutenu mes connections à internet seront limitées).
Veuillez m'excuser pour cette interruption brutale qui traduit également, il faut bien le dire, une certaine lassitude vis à vis de la politique française ces derniers temps. (pause estivale ?)



--

Vive la Com'

Posté le 17.07.2007 par Martin
Qu’est ce que le populisme ? Quelle différence avec la démagogie ? Bien souvent chacun a sa propre définition de ces mots et finalement chaque homme politique finit par se faire qualifier de « populiste » à un moment donné. Je pense que la politique a nécessairement une dimension « populiste » (le terme ne prenant pas forcément de nuance péjorative). En démocratie si l’on veut gouverner on est immédiatement confronté au peuple, par le biais des élections notamment. Les politiciens doivent conquérir des électeurs et cela ne pourrait se faire sans l’adoption d’un langage particulier, dirigé vers le peuple, qui peut se rapprocher de la démagogie. Ainsi Ségolène Royal affirme que « le peuple est intelligent » et Nicolas Sarkozy ne recule jamais devant l’occasion de faire un éloge historique dans une région précise. (« Ô grand peuple de Bretagne… ») Peut on cependant reprocher aux politiciens d’employer ce langage ? Que comprendrait le peuple à un discours trop philosophique, trop érudit, ou intellectualiste ? Le système démocratique repose sur des élections qui poussent naturellement les candidats au mensonge ou à l’hypocrisie. Un candidat totalement sincère (on pourrait penser à Jospin) n’a que peu de chances de remporter une élection face à un adversaire qui multiplie les fausses promesses. (Chirac semble être une référence parfaite). Le populisme apparaît donc comme inévitable, voire même nécessaire et nous sommes plus ou moins contraints de l’accepter à condition qu’il reste modéré, bien entendu.
Néanmoins, l’excès de populisme est un fléau pour la démocratie. Le populisme doit être un outil au service d’un projet politique dont la technicité n’est pas à la portée du peuple dans son ensemble. Le populisme devient un danger quand il ne sert plus que l’ambition et la soif de pouvoir de quelques hommes, quand les beaux discours se substituent aux réformes efficaces. De nos jours le nouveau moyen du populisme c’est la « communication ». Derrière ce terme apparemment inoffensif se cache une façon « moderne » d’avoir recours à la démagogie. La « com », c’est les médias, c’est une façon particulière de considérer que l’image vaut plus que l’acte. Si l’on peut accepter une certaine forme de populisme ce n’est certainement pas celle de la culture médiatique de masse. Avant même que l’information n’arrive au téléspectateur, elle déjà modelée, modifiée, caractérisée par un certain esprit journalistique qui s’avère bien souvent néfaste. L’homme politique profitant le plus de cette « com » est indéniablement Nicolas Sarkozy. Sa communication fait partie d’un grand ensemble dont le fonctionnement est schématiquement le suivant : Il s’agit d’abord de faire une visite dans un endroit insolite (banlieue par exemple), de proférer des mots retentissants voire choquants (Karcher par exemple), et de s’arranger pour qu’une image (photo, vidéo, tout ce que vous voulez) soit créée et qu’elle soit diffusée sur une chaîne connue (TF1 par exemple) à une heure de grande écoute. Ce procédé, à grande échelle, forme une spirale médiatique insupportable qui engloutit chaque information pour la transformer en enjeu électoral. En ce qui concerne Sarkozy et TF1, il apparaît clairement que la chaîne a fait campagne pour lui, mais ce qui est regrettable c’est que Sarkozy est maintenant associé à une chaîne dont la plupart des émissions sont un appel à la médiocrité absolue.




A quand NSTV (la chaîne officielle de Sarkozy) à la place de TF1 ??

Impardonnable

Posté le 29.06.2007 par politicoreflexion
On savait déjà que Mr Devedjian était le champion des sourires narquois, de l’arrogance, voire même de l’autosuffisance, mais il nous prouve à présent qu’il est également grossier et capable de la plus basse injure. En effet celui-ci à récemment qualifié Anne-Marie Comparini de « Salope » devant des cameras dont il n’ignorait pas la présence. Même son « fidèle » ami Nicolas Sarkozy a immédiatement condamné cet acte. Je pense que Devedjian, ancien activiste d’extrême droite, va avoir beaucoup de mal à retrouver le semblant de popularité qui l’a placé à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine.

Voici la vidéo

Image ou texte alternatif

Elections législatives

Posté le 22.06.2007 par politicoreflexion
La nouvelle assemblée est donc élue, et nous avons évité la vague bleue tant promise par les médias quels qu’ils soient. En effet, la surprise est de taille, car même si l’UMP conserve la majorité absolue, celle-ci est moins nette qu’en 2002. Le groupe UMP passe de 355 à 313 députés ! Cette perte de 42 députés est assez surprenante, et semble montrer que les candidats de la majorité ont souffert d’un « manque de Sarkozy ». Tous les candidats UMP n’ont pas bénéficié des talents électoraux de Sarkozy, mais il faut reconnaître que le président dispose d’une solide majorité centrée autour de son propre parti. Il faut aussi remarquer qu’Alain Juppé voit son avenir politique fortement compromis avec une défaite qui scelle sa sortie sûrement définitive du gouvernement.
Du coté du Modem, c’est tout simplement la débandade, avec seulement 3 députés (voire 4, il reste en effet un indécis !)
L’extrême droite est la grande absente de la future assemblée, les partis d’extrême gauche ne font guère mieux sauf peut être le PC qui pourra former un groupe avec les verts. (on notera que le nombre de députés communistes est passé de 19 à 15). Le PS quant à lui réalise un score étonnant compte tenu de l’incertitude qui a régné au sein de sa direction durant la campagne (le groupe socialiste passe de 135 à 186 membres). L’annonce de la rupture du couple Hollande/Royal et celle de la candidature de Ségolène à la direction du PS dévoilent l’impatience de l’ex candidate. Celle-ci me paraît plus bornée et têtue que jamais, et je pense que sa présence à la tête du Parti serait une erreur. Même si Ségolène a toujours eu des idées intéressantes, il semble clair à présent que d’autres personnalités seraient plus habilitées à diriger la gauche. (DSK pour ne citer que lui…)

Enfin bref, au-delà des déboires du PS, on peut dire que l’UMP s’est définitivement installée au pouvoir pour ces 5 prochaines années, et même si les socialistes constituent un groupe solide au parlement, le gouvernement Fillon ne devrait pas être gêné dans ses futures réformes
(La majorité compte en effet 345 membres, alors que l’opposition de gauche n’en compte qu’un peu moins de 230)

Voici une liste du nombre de sièges par parti :

Communistes 15
Divers gauche 15
Socialistes 186
Radicaux de gauche 7
Les Verts 4
Régionalistes 1
Ecologistes 0
Divers 1
UDF- Mouvement Démocrate 3
Majorité présidentielle 22
Union pour un Mouvement Populaire 313
Divers droite 9
Mouvement pour la France 1
Front national 0


De la prétendue valeur travail

Posté le 27.05.2007 par politicoreflexion

La valeur travail s’est imposée incontestablement comme une valeur « à la mode » grâce à notre cher président. Dans la politique moraliste de Nicolas Sarkozy, le travail est associé au « bien » et plus personne n’ose critiquer cette prétendue valeur travail…
Il faut dénoncer cette immense contradiction de la droite moderne qui se veut « libérale ».

En effet, rappelons brièvement les fondements du libéralisme économique : Le libéralisme prône une grande liberté pour l’individu. Il faut valoriser les initiatives personnelles, l’égalité des chances, pour arriver à dégager de la société une certaine élite dont l’épanouissement sera bénéfique pour tous. Cette conception contestable de la société est fondée sur l’individu, et sa liberté de s’imposer par la force dans le système. En quelque sorte, il s’agit d’une « loi du plus fort » où le droit est oublié…

La valeur travail quant à elle, insiste sur l’épanouissement que peut nous apporter le travail. Le travail permet à l’homme de se réaliser en tant que tel, de créer, de façonner le monde à son image. En somme la valeur travail nous permettrait d’exister.
Seulement, l’aspect du travail que personne ne mentionne, c’est son caractère d’aliénation. En effet un homme qui travaille ne s’appartient plus, il reproduite une action mécanique qui le déshumanise. L’individu est aspiré dans une nébuleuse obscure : le monde du travail. (Prenez l’exemple des cadres supérieurs qui n’ont plus d’amis sinon des collaborateurs, et les ouvriers qui n’ont plus de temps libre du tout).
Donc à partir de là, même si le travail peut sembler bénéfique pour l’ensemble des hommes, il aliène l’individu, d’où la contradiction avec le libéralisme qui se veut l’idéologie individualiste par excellence.

De plus, si l’on peut ainsi opposer libéralisme et travail, on peut également critiquer directement les fondements du libéralisme économique. C’est ce que Marx a fait, et n’en déplaise à certains sa théorie n’est pas vraiment démodée.
La liberté que prône le libéralisme se base sur l’individu, sans tenir compte du fait que le capitalisme est un système d’exploitation par définition. Un ouvrier qui travaille à la chaîne travaille pour lui en tant qu’individu bien sûr, mais l’immense majorité du fruit de son labeur profite à la nébuleuse capitaliste, en écrasant son individualité.
Finalement, le travail ne semble pas vraiment être un vecteur de liberté…
Le libéralisme qui flatte l’individu devrait plutôt s’ancrer dans une société ou les individus profitent pleinement du fruit de leur travail…

La conception de notre société tend à décrédibiliser spontanément l’idéologie de la droite moderne qui voudrait concilier travail, libéralisme et liberté…

P.S : n'oubliez pas que "travail" vient du latin "tripalium" (instrument de torture)

Le PS doit bouger !

Posté le 25.05.2007 par Martin
Comme chacun peut le constater, le PS est dans une période creuse, c’est le moins qu’on puisse dire. Face aux problèmes de leadership, je crois qu’il faut tout simplement repartir a zéro, et oser bouleverser les choses. Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, auteurs du projet « Nouveau Parti Socialiste » (qui fut rejeté) me paraissent les plus à même de faire évoluer le PS qui souffre d’un immobilisme certain, malgré la démarche intéressante de Ségolène Royal. Il faut changer de génération ! Tant que les éléphants nous feront profiter de leur cynisme politique, la situation du PS ne fera que s’aggraver… En fait le PS a un projet, très pertinent même, mais il n’est pas mis en valeur, et beaucoup de responsables socialistes préfèrent critiquer allégrement le camp adverse …
Oui au changement, oui à Vincent Peillon et Arnaud Montebourg !

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Voilà un autre espoir du PS ...

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La gauche existe !

Posté le 23.05.2007 par politicoreflexion





14 mai 2007

Programme du Parti Socialiste pour les élections législatives des 10 &17 juin 2007

FACE À LA DROITE, DES RÉPONSES DE GAUCHE

Vous avez été 17 millions à voter pour Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle pour manifester un réel désir de changement et une volonté de défendre notre modèle social. La victoire n’a pas été au rendez-vous. Et une nouvelle étape s’ouvre avec les élections législatives des 10 & 17 juin prochains. L’enjeu est décisif pour toutes celles et tous ceux qui veulent une France forte et juste.

Nicolas Sarkozy affiche des intentions inquiétantes. Le discours de la compassion remplace la solidarité concrète, la reconnaissance du mérite est au seul bénéfice des plus favorisés et le style personnel du nouveau pouvoir révèlent une complaisance avouée vis-à-vis de l’argent. Les choix économiques et fiscaux du nouveau gouvernement aggraveront inévitablement les inégalités ; quant aux suspicions à l’égard de certaines populations et de certains quartiers, elles accroîtront inéluctablement les divisions du pays.

Les socialistes ont entendu votre message dans la campagne présidentielle. Vous nous demandez de défendre des valeurs, celles de la République, et d’apporter des réponses concrètes à vos préoccupations : l ‘emploi, le pouvoir d’achat, le travail, le respect des droits et des devoirs, la sécurité.

Nous vous proposons un programme de législature construit autour de quatre principes : la vérité, car nous prenons des engagements réalisables dans les cinq années qui viennent ; la protection de nos concitoyens face aux conséquences prévisibles de la mise en œuvre du projet de Nicolas Sarkozy ; le dialogue, car chacun doit être entendu, et les réformes ont besoin d’être débattues pour être réussies –c’est nécessaire au Parlement, c’est indispensable avec les élus locaux, c’est impérieux avec les partenaires sociaux ; enfin, le renouvellement des pratiques politiques, des institutions et de l’action politique. Notre volonté, dans ce contexte si essentiel pour notre avenir, est de faire des socialistes une force pour agir et protéger et, enfin, de tout faire pour donner ses chances à une majorité de progrès.

Les 10 & 17 juin, la participation doit être la plus forte possible pour permettre l’élection du plus grand nombre possible de députés de gauche. La droite, avec la Présidence de la République aujourd’hui, et le Sénat depuis longtemps, concentre l’essentiel du pouvoir, elle dispose d’une influence déterminante sur les médias. Elle a des intérêts communs avec les milieux d’affaires. Il faut donc un équilibre, un contrepoids, une force pour vous défendre. Dès lors, les élections législatives revêtent une importance pour garantir la cohésion du pays et le pluralisme de notre démocratie.

Nous vous proposons quatre grands objectifs :

I – TRAVAILLER MIEUX ET TRAVAILLER TOUS

La droite a un slogan « travailler plus pour gagner plus ». C’est une supercherie qui conduit à moins d’emplois et plus de précarité pour le plus grand nombre. Elle présente un programme fiscal (suppression des impôts sur les gros patrimoines) qui favorise la rente et non l’effort. Alors qu’elle a été incapable de relancer la croissance depuis 5 ans, elle risque de l’étouffer davantage demain en augmentant la TVA.

Nous socialistes, voulons au contraire créer les conditions d’une croissance soutenue en plaçant la valeur du travail et du plein emploi au cœur de nos politiques économiques et sociales. Le modèle de développement que nous défendons repose sur quatre piliers : l’innovation ; la sécurité des carrières professionnelles ; le pouvoir d’achat ; le respect de l’environnement. Parce que la France n’est pas seule dans la compétition internationale, nous inscrivons notre action tant au niveau national qu’au niveau européen.

Nos principales propositions :

1)-En matière de croissance et d’emploi

Effort d’investissement, notamment dans le domaine industriel, avec un plan de soutien aux PME innovantes. Augmentation progressive sur cinq ans des moyens dévolus à la recherche ; progression de 10% par an et pendant cinq ans du budget de l’enseignement supérieur ;
Défense du Contrat à durée indéterminée comme élément central du contrat de travail et refus de l’extension du Contrat nouvelle embauche et du CPE sous l’appellation de Contrat unique ;

Création « d’emplois tremplins », à l’instar de ce qui se fait déjà dans les régions, et mise en place de nouvelles sécurités professionnelles assurant une garantie de revenu et une démarche de formation tout au long de la vie ;

2)-En matière de pouvoir d’achat

Augmentation du pouvoir d’achat, du SMIC à 1500 euros le plus vite possible, des bas salaires et des petites retraites, allocation d’autonomie pour les étudiants sous conditions de ressources, réforme et simplification de la fiscalité au bénéfice du travail et de la consommation, suppression du bouclier fiscal qui favorise les plus riches.

3)-En matière du respect du dialogue social

Promotion de la démocratie sociale pour renforcer le rôle et la place des partenaires sociaux, avec une réforme de la représentation syndicale fondée sur le vote des salariés et le respect des accords majoritaires. Et refus des projets annoncés par la droite qui remettent en cause le droit de grève dans le secteur public et le secteur privé.

II – PROTÉGER LE PRÉSENT ET PRÉPARER L’AVENIR

La droite avance des solutions qui mettent en cause la protection sociale, affaiblissent les services publics et réduisent les moyens de l’école de la République. Elles contribueraient à aggraver la situation de millions de Français.

Nous, socialistes, voulons préserver la cohésion nationale et pensons que lutter pour une égalité réelle est le meilleur moyen de préparer l’avenir.

Nos principales propositions :

1)-Pour le présent

Nous voulons l’égalité devant la santé : priorité à l’hôpital public, aujourd’hui menacé ; limitation des dépassements d’honoraires ; refus de toute forme de nouveaux déremboursements qu’envisage la droite à travers les « franchises » ; priorité à la prévention et à la santé publique ; enfin, l’aide à l’installation de jeunes médecins en zone rurale ou dans les quartiers sera renforcée.

Nous voulons l’accès à un logement de qualité. C’est pourquoi nous proposons, de construire 120 000 logements sociaux par an, d’engager un plan pour l’accès à la propriété, et de lancer un effort accru de construction de logements intermédiaires, afin de créer une fluidité profitable à tous. Parallèlement, sera créé un service public de la caution et mis en place un bouclier logement pour les familles modestes garantissant un budget logement toujours inférieur à 25 % des revenus ; nous réaffirmons la nécessité d’une application stricte et rigoureuse de la loi SRU, face au scandale des 3,5 millions de mal logés. Nous mettrons en œuvre une nouvelle politique de solidarité urbaine avec notamment un Fonds de national pour l’égalité entre les territoires ;

Nous voulons un droit effectif à la sécurité et à la tranquillité. Face à la progression, depuis 5 ans, des violences aux personnes, nous proposons la création d’une vraie police de quartier et de mener une politique fondée sur la prévention et la sanction. Les deux démarches sont indissociables. La prévention est indispensable pour éviter le tout carcéral, mais tout acte de délinquance doit trouver une sanction clairement affichée et assumée.

Nous voulons favoriser l’égalité réelle afin de lutter contre toutes les discriminations. Nous proposerons trois lois, la première pour lutter contre les violences faites aux femmes, la seconde pour ouvrir aux couples de même sexe le mariage et l’adoption, la troisième pour que chaque loi votée prenne en compte le handicap.

Nous voulons une politique d’immigration maîtrisée et partagée. Nous voulons une politique d’immigration juste et efficace qui lutte contre les filières clandestines et qui favorise une réelle intégration des immigrés en situation régulière et qui soit liée aux politiques de développement des pays d’émigration. Nous reconnaîtrons le droit de vote pour les scrutins locaux aux résidents étrangers, habitant depuis cinq ans dans notre pays.

2)- Pour l’avenir

Nous voulons une éducation pour tous et une attention portée à la réussite de chacun : mise en place d’un service public de la petite enfance ; études dirigées ou encadrées pour tous les élèves ; diminution du nombre d’élèves par classe en ZEP ; révision de la carte scolaire pour supprimer les « ghettos » scolaires, soutien à l’intégration des handicapés ; renforcement de l’enseignement professionnel pour qu’il devienne une véritable voie d’excellence ; revalorisation du métier d’enseignant ; amélioration de la relation avec les familles dans l’école.

Nous voulons pour chacun, une retraite décente et sûre. Cela suppose une renégociation globale de la Loi Fillon, avec pour enjeux principaux un minimum garanti des retraites, la prise en compte de la pénibilité des métiers et donc la réduction des disparités d’espérance de vie selon les catégories socio-professionnelles, un financement juste, assis également sur de nouvelles ressources (revenus financiers), le renforcement du taux d’activité des salariés âgés de plus de 50 ans.Le défi du vieillissement de la population doit être relevé : il faut s’appuyer sur l’allocation personnalisée d’autonomie créée par la gauche afin de faire triompher une logique de solidarités entre les territoires et les générations ; la mise en place d’une cinquième branche de sécurité sociale doit permettre d’éviter le recours désastreux aux assurances privées, préconisé par la droite.

Nous voulons aussi, face aux dérèglements climatiques, à l’épuisement prévisible des ressources énergétiques, une politique vigoureuse d’économies d’énergie et une diversification de nos sources d’énergies. Nous développerons massivement les énergies renouvelables. À l’encontre de la privatisation engagée d’EDF et de GDF, il faut affirmer la nécessité d’un pôle public de l’énergie qui prenne en compte le long terme. Nous souhaitons le développement de modes de transport alternatif à la route, un basculement progressif d’une part importante du FRET vers le rail. Nous préconisons la discussion d’une nouvelle loi sur l’eau, enjeu majeur de ce siècle. Nous introduirons une véritable fiscalité écologique. Nous entendons soutenir une agriculture de qualité respectueuse de l’environnement et réorienter la Politique agricole commune vers les productions de qualité et le développement rural.

Nous voulons concilier protection sociale et réhabilitation du travail. L’instauration d’un Revenu Social d’Activité permettant la majoration d’1/3 de ses revenus pour toute personne reprenant un emploi rémunéré répond à cet impératif.

Nous voulons réduire la dette que la droite a laissé augmenter de manière inconsidérée, particulièrement par ses baisses d’impôt en faveur des catégories sociales les plus favorisées, car la dette est socialement injuste et économiquement irresponsable. Sa résorption passe par une politique de croissance, la restauration de notre compétitivité, une fiscalité juste, une gestion rigoureuse des finances publiques. Et la lutte contre les gaspillages : un euro dépensé doit être un euro utile.

III – RÉORIENTER L’EUROPE POUR PESER DANS LA MONDIALISATION

1)- L’Europe

La droite n’a pas d’ambition européenne. Son projet : un mini-traité au rabais soumis au seul Parlement, pour une Europe réduite aux politiques de marché.

Nous, socialistes, nous voulons redonner une volonté à l’Europe : pour l’emploi, pour la croissance et le développement durable, pour la recherche et l’innovation, pour les grands projets industriels. L’Europe, en effet est un outil irremplaçable face à la mondialisation, un levier décisif pour agir et ne pas subir.

Nous avons besoin d’une Europe qui protège, ce qui suppose qu’enfin l’emploi, la croissance, l’investissement, la recherche soient au cœur des objectifs de la Banque Centrale Européenne (BCE) qu’un gouvernement économique émerge dans la zone Euro, que l’Europe défende le respect de normes sociales et environnementales dans le commerce international, et que le rôle des services publics soit reconnu.

Il nous faut aussi une Europe politique et plus démocratique. À cette fin, il faut dépasser l’impasse politique et institutionnelle et favoriser la négociation d’un traité institutionnel plus simple, soumis à référendum, pour que l’Europe se fasse avec les citoyens.

2)- Le monde

La construction de l’Europe prend tout son sens au regard de la mondialisation libérale en cours qu’il faut maîtriser et surtout réorienter en fonction d’objectifs publics, sociaux et environnementaux.

La France doit porter une voie forte dans le monde, avec ses partenaires européens, au service de la paix et du développement, sans s’aligner sur d’autres puissances ;

Nous proposons une réforme de l’Organisation Mondiale du Commerce, du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale qui doivent être mises au service du développement avec l’instauration d’une taxe de type Tobin sur les mouvements de capitaux..

Il nous faut conduire également une vraie politique de co-développement avec les pays du Sud en particulier l’Afrique et les pays du Bassin Méditerranéen.

IV – DÉMOCRATISER ET RENOUVELER NOTRE RÉPUBLIQUE

La droite propose le statu quo, autant dire le prolongement d’un système de concentration des pouvoirs, qui date du milieu du siècle dernier. Elle veut disposer de tous les leviers sans contrôle ni contrepoids.

Nous socialistes, nous voulons faire évoluer profondément nos institutions, et nos pratiques, en allant vers une VIè République.

Nos principales propositions:
 Un parlement respecté et renforcé dans sa capacité à légiférer, à contrôler le pouvoir exécutif, à irriguer le débat démocratique ; ce qui implique notamment la suppression de l’ articles 49/3 qui permet à un gouvernement de passer en force comme pour le Contrat Première Embauche ;

 Un mandat unique pour les parlementaires afin qu’ils se consacrent totalement à leur mission;

 L’instauration d’une part de scrutin proportionnel, à l’Assemblée Nationale, pour une plus juste représentation des courants politiques minoritaires ;

 Une vraie parité homme/femme pour toutes les élections.

Une démocratie participative avec notamment le principe de lois d’initiative citoyenne ;

Une charte de la laïcité annexée à la Constitution ;

 Une nouvelle étape de la décentralisation, garantissant aux collectivités locales des moyens financiers pour assurer pleinement les charges qui leur sont transférées, pour mettre en œuvre une démocratie territoriale plus juste et plus solidaire en métropole et dans les Outre-Mers.

 Une profonde rénovation du système judiciaire qui. passe par une augmentation substantielle de ses moyens, alors que le budget de la justice place notre pays au 23ème rang au sein de l’Union européenne, une plus grande égalité d’accès pour chaque justiciable, une justice digne de ce nom pour les mineurs, la reconnaissance d’une instruction collégiale, suite au rapport de la Commission Outreau, une réforme de la composition et du rôle du Conseil Supérieur de la Magistrature, pour l’indépendance et la responsabilité des magistrats

 La lutte contre la concentration dans les médias et la confusion des intérêts économiques et politiques ; nous favoriserons un audiovisuel public fort, nous réformerons le Conseil Supérieur de l’audiovisuel pour garantir l’indépendance des médias et son pouvoir de régulation.
*
* *
Les 10 & 17 juin, le choix sera clair. La droite veut amplifier et aggraver la politique menée depuis 2002, en pensant que l’économie ne fonctionne bien que si le social régresse, Nous les socialistes pensons au contraire qu’il faut concilier le progrès économique et les avancées sociales, la croissance et la sécurité, la création de richesses et la réduction des inégalités, l’industrie et l’écologie. La droite, avec son parti l’UMP, veut concentrer tous les pouvoirs dans une même main, rendant ainsi impossible les promesses d’un État impartial et d’une démocratie renouvelée. Les socialistes luttent au contraire pour une démocratie vivante, transparente et équilibrée.

À vous de décider. L’avenir du pays vous appartient. Avec vous, nous sommes prêts à prendre toutes nos responsabilités au service de la France.

Valérie Pécresse

Posté le 17.05.2007 par Martin
Je pense qu’on n'a pas fini d’entendre parler de Valérie Pécresse. La bouillante porte parole de l’UMP a de l’ambition à revendre, et elle sera sûrement ministre. (Famille ? …)
Bien que très jolie et très brillante (HEC, ENA…), Valérie Pécresse est parfois hautaine et agressive. Elle a compris que sa féminité pouvait être une arme redoutable, et ne se prive jamais de couper la parole à ses interlocuteurs !
Vous noterez également que grâce à son père, elle est très proche des puissances financières, et qu’il devient difficile de la croire capable d’une quelconque action « sociale ».

Valérie Pecresse, née Roux le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française. Elle est députée UMP des Yvelines depuis le 16 juin 2002.
Elle est la fille de Dominique Roux (président de Bolloré Télécom depuis janvier 2007). Mariée, elle est mère d'une fille et de deux garçons.
Diplômée d'HEC et énarque, elle a été auditrice au Conseil d'État de 1992 à 1998. Elle est alors nommée conseillère chargée des études, de la prospective et des technologies de l’information auprès de la présidence de la République française.
En juin 2002, elle est élue à l'Assemblée nationale dans la deuxième circonscription des Yvelines.
Depuis 2004, elle est également conseillère régionale d'Île-de-France.
Valérie Pécresse est porte-parole de l'UMP au niveau national, avec Luc Chatel et est porte-parole du parti dans les Yvelines.
Elle est connue pour être proche de Jacques Chirac. Elle est par ailleurs membre du Club de la boussole.
Elle a co-animé en 2005-2006 une mission parlementaire d'information sur la famille avec Patrick Bloche. Le Premier ministre Dominique de Villepin l'a chargée en juillet 2006 d'un rapport sur la conciliation vie familiale-vie professionnelle, pour novembre 2006.


Henri Cuq

Posté le 14.05.2007 par politicoreflexion (+wikipédia)
Voici un portrait du candidat UMP se présentant dans ma circonscription, la 9ème des Yvelines. (Cantons de : Aubergenville, Bonnières-sur-Seine, Guerville, Houdan. Communes de : Les Mureaux, Chapet.)

Les Yvelines ayant toujours été à droite, Henri Cuq peut avoir la certitude d’être réélu !

Henri Cuq, homme politique français est né le 12 mars 1942 à Toulouse (Haute-Garonne).
Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Toulouse, de l’Institut d’études internationales et de l’Institut de criminologie de la faculté de droit de Toulouse.
De 1969 à 1972, il est commissaire de police, puis directeur des renseignements généraux en Corrèze de 1972 à 1977 et commissaire principal en 1977. Quand Jacques Chirac devient maire de Paris, il le suit et est chargé de mission auprès celui-ci jusqu'en 1979. C'est à cette date que ce dernier le nomme chef de son cabinet, poste qu'il occupe jusqu'en 1984. Il devient directeur de la Commune de Paris en 1984 et est chargé de la délégation générale à l'amélioration de la protection des Parisiens jusqu'en 1986.
En 1986, il est élu député de l’Ariège et conserve son poste jusqu'en 1988, date à laquelle il devient député de la 9e circonscription des Yvelines sous l'étiquette RPR puis UMP à partir de 2002 ; il sera constamment réélu. Il en démissionne le 30 avril 2004 pour entrer au gouvernement comme ministre délégué aux relations avec le Parlement. Il est remplacé par son suppléant, Pierre Amouroux.

Mandats

• 02/04/1986 - 14/05/1988 : Député de l'Ariège
• 13/06/1988 - 30/04 2004 : Député des Yvelines
• 20/03/1989 - 18/06/1995 : Membre du Conseil municipal d'Aubergenville (Yvelines)
• 22/04/1991 - 30/04 2004 : Membre du Conseil général des Yvelines (canton de Houdan)
• 01/04/1994 - 30/04 2004 : Vice-Président du Conseil général des Yvelines

Fonctions ministérielles

• Depuis le 31 mars 2004 : ministre délégué aux relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre (Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3) puis gouvernement de Dominique de Villepin)

Autres fonctions
• Secrétaire national du RPR chargé de la sécurité de 1986 à 1997.
• Délégué général du RPR chargé des PME de 1993 à 1995.
• Questeur de l’Assemblée nationale de 1995 à 2004.
• Membre du bureau politique du RPR de 1998 à 2002.
• Président de la fédération RPR des Yvelines de 1998 à 2002.

Voici un lien vers sa fiche, sur le site de l'assemblée nationale :

http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_id/966.asp



Sarkozy et l'UMP

Posté le 14.05.2007 par Martin


Nicolas Sarkozy, notre président, est décidément très malin. En effet, il vient d’annoncer la suppression du poste de président de l’UMP au profit d’une direction collégiale.

«La haute idée que je me fais de la fonction présidentielle [...], la nécessité pour le président de la République d'incarner l'autorité de l'Etat, de parler pour tous les Français, de faire en sorte que chaque Français puisse se reconnaître dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait, la nécessité qu'aucun d'entre eux ne puisse douter de son impartialité, me font l'obligation morale de cesser d'exercer les fonctions de président de l'UMP», a-t-il dit.

Il sera remplacé, à titre intérimaire, par une direction à trois têtes: Jean-Claude Gaudin, vice-président de l'UMP, Pierre Méhaignerie, secrétaire général et Brice Hortefeux, secrétaire général adjoint. Bien sur il convient d’analyser cette manœuvre politique. Si nous étions naïfs, nous pourrions croire à un réel désir d’impartialité et de séparation des pouvoirs. Cependant, la vérité est tout autre. La présidence de l’UMP représentait un pouvoir trop fort aux yeux de Sarkozy, une menace, en somme. Supprimer ce poste lui permet de renforcer son pouvoir, et de s’assurer l’allégeance sans faille de son parti. Imaginons un peu : 2012, le bilan de Sarkozy n’est pas brillant. Le président de L’UMP, rendu légitime par le soutient des militants, décide de se présenter à la présidentielle contre Nicolas Sarkozy. C’est le scénario catastrophe pour Sarko, il préfère donc assurer ses arrières en supprimant ce contre-pouvoir gênant.
Vous remarquerez que c’est notamment la présidence de l’UMP qui a permis à Sarkozy de s’imposer comme LE candidat de la droite, malgré Chirac. Pour ne pas voir cette stratégie se retourner contre lui, il est tout à fait logique que Sarkozy supprime ce poste.
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