Posté le 17/08/2007 à 12:00 par politicoreflexion
Bonjour à tous, je tenais simplement à signaler que face à des contraintes "scolaires" je serai dans l'incapacité d'assurer la survie et le renouveau de ce blog à long terme. (le rythme d'une classe preparatoire etant soutenu mes connections à internet seront limitées).
Veuillez m'excuser pour cette interruption brutale qui traduit également, il faut bien le dire, une certaine lassitude vis à vis de la politique française ces derniers temps. (pause estivale ?)
Posté le 17/07/2007 à 12:00 par Martin
Qu’est ce que le populisme ? Quelle différence avec la démagogie ? Bien souvent chacun a sa propre définition de ces mots et finalement chaque homme politique finit par se faire qualifier de « populiste » à un moment donné. Je pense que la politique a nécessairement une dimension « populiste » (le terme ne prenant pas forcément de nuance péjorative). En démocratie si l’on veut gouverner on est immédiatement confronté au peuple, par le biais des élections notamment. Les politiciens doivent conquérir des électeurs et cela ne pourrait se faire sans l’adoption d’un langage particulier, dirigé vers le peuple, qui peut se rapprocher de la démagogie. Ainsi Ségolène Royal affirme que « le peuple est intelligent » et Nicolas Sarkozy ne recule jamais devant l’occasion de faire un éloge historique dans une région précise. (« Ô grand peuple de Bretagne… ») Peut on cependant reprocher aux politiciens d’employer ce langage ? Que comprendrait le peuple à un discours trop philosophique, trop érudit, ou intellectualiste ? Le système démocratique repose sur des élections qui poussent naturellement les candidats au mensonge ou à l’hypocrisie. Un candidat totalement sincère (on pourrait penser à Jospin) n’a que peu de chances de remporter une élection face à un adversaire qui multiplie les fausses promesses. (Chirac semble être une référence parfaite). Le populisme apparaît donc comme inévitable, voire même nécessaire et nous sommes plus ou moins contraints de l’accepter à condition qu’il reste modéré, bien entendu.
Néanmoins, l’excès de populisme est un fléau pour la démocratie. Le populisme doit être un outil au service d’un projet politique dont la technicité n’est pas à la portée du peuple dans son ensemble. Le populisme devient un danger quand il ne sert plus que l’ambition et la soif de pouvoir de quelques hommes, quand les beaux discours se substituent aux réformes efficaces. De nos jours le nouveau moyen du populisme c’est la « communication ». Derrière ce terme apparemment inoffensif se cache une façon « moderne » d’avoir recours à la démagogie. La « com », c’est les médias, c’est une façon particulière de considérer que l’image vaut plus que l’acte. Si l’on peut accepter une certaine forme de populisme ce n’est certainement pas celle de la culture médiatique de masse. Avant même que l’information n’arrive au téléspectateur, elle déjà modelée, modifiée, caractérisée par un certain esprit journalistique qui s’avère bien souvent néfaste. L’homme politique profitant le plus de cette « com » est indéniablement Nicolas Sarkozy. Sa communication fait partie d’un grand ensemble dont le fonctionnement est schématiquement le suivant : Il s’agit d’abord de faire une visite dans un endroit insolite (banlieue par exemple), de proférer des mots retentissants voire choquants (Karcher par exemple), et de s’arranger pour qu’une image (photo, vidéo, tout ce que vous voulez) soit créée et qu’elle soit diffusée sur une chaîne connue (TF1 par exemple) à une heure de grande écoute. Ce procédé, à grande échelle, forme une spirale médiatique insupportable qui engloutit chaque information pour la transformer en enjeu électoral. En ce qui concerne Sarkozy et TF1, il apparaît clairement que la chaîne a fait campagne pour lui, mais ce qui est regrettable c’est que Sarkozy est maintenant associé à une chaîne dont la plupart des émissions sont un appel à la médiocrité absolue.

A quand NSTV (la chaîne officielle de Sarkozy) à la place de TF1 ??
Posté le 29/06/2007 à 12:00 par politicoreflexion
On savait déjà que Mr Devedjian était le champion des sourires narquois, de l’arrogance, voire même de l’autosuffisance, mais il nous prouve à présent qu’il est également grossier et capable de la plus basse injure. En effet celui-ci à récemment qualifié Anne-Marie Comparini de « Salope » devant des cameras dont il n’ignorait pas la présence. Même son « fidèle » ami Nicolas Sarkozy a immédiatement condamné cet acte. Je pense que Devedjian, ancien activiste d’extrême droite, va avoir beaucoup de mal à retrouver le semblant de popularité qui l’a placé à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine.
Voici la vidéo
Posté le 22/06/2007 à 12:00 par politicoreflexion
La nouvelle assemblée est donc élue, et nous avons évité la vague bleue tant promise par les médias quels qu’ils soient. En effet, la surprise est de taille, car même si l’UMP conserve la majorité absolue, celle-ci est moins nette qu’en 2002. Le groupe UMP passe de 355 à 313 députés ! Cette perte de 42 députés est assez surprenante, et semble montrer que les candidats de la majorité ont souffert d’un « manque de Sarkozy ». Tous les candidats UMP n’ont pas bénéficié des talents électoraux de Sarkozy, mais il faut reconnaître que le président dispose d’une solide majorité centrée autour de son propre parti. Il faut aussi remarquer qu’Alain Juppé voit son avenir politique fortement compromis avec une défaite qui scelle sa sortie sûrement définitive du gouvernement.
Du coté du Modem, c’est tout simplement la débandade, avec seulement 3 députés (voire 4, il reste en effet un indécis !)
L’extrême droite est la grande absente de la future assemblée, les partis d’extrême gauche ne font guère mieux sauf peut être le PC qui pourra former un groupe avec les verts. (on notera que le nombre de députés communistes est passé de 19 à 15). Le PS quant à lui réalise un score étonnant compte tenu de l’incertitude qui a régné au sein de sa direction durant la campagne (le groupe socialiste passe de 135 à 186 membres). L’annonce de la rupture du couple Hollande/Royal et celle de la candidature de Ségolène à la direction du PS dévoilent l’impatience de l’ex candidate. Celle-ci me paraît plus bornée et têtue que jamais, et je pense que sa présence à la tête du Parti serait une erreur. Même si Ségolène a toujours eu des idées intéressantes, il semble clair à présent que d’autres personnalités seraient plus habilitées à diriger la gauche. (DSK pour ne citer que lui…)
Enfin bref, au-delà des déboires du PS, on peut dire que l’UMP s’est définitivement installée au pouvoir pour ces 5 prochaines années, et même si les socialistes constituent un groupe solide au parlement, le gouvernement Fillon ne devrait pas être gêné dans ses futures réformes
(La majorité compte en effet 345 membres, alors que l’opposition de gauche n’en compte qu’un peu moins de 230)
Voici une liste du nombre de sièges par parti :
Communistes 15
Divers gauche 15
Socialistes 186
Radicaux de gauche 7
Les Verts 4
Régionalistes 1
Ecologistes 0
Divers 1
UDF- Mouvement Démocrate 3
Majorité présidentielle 22
Union pour un Mouvement Populaire 313
Divers droite 9
Mouvement pour la France 1
Front national 0
Posté le 27/05/2007 à 12:00 par politicoreflexion
La valeur travail s’est imposée incontestablement comme une valeur « à la mode » grâce à notre cher président. Dans la politique moraliste de Nicolas Sarkozy, le travail est associé au « bien » et plus personne n’ose critiquer cette prétendue valeur travail…
Il faut dénoncer cette immense contradiction de la droite moderne qui se veut « libérale ».
En effet, rappelons brièvement les fondements du libéralisme économique : Le libéralisme prône une grande liberté pour l’individu. Il faut valoriser les initiatives personnelles, l’égalité des chances, pour arriver à dégager de la société une certaine élite dont l’épanouissement sera bénéfique pour tous. Cette conception contestable de la société est fondée sur l’individu, et sa liberté de s’imposer par la force dans le système. En quelque sorte, il s’agit d’une « loi du plus fort » où le droit est oublié…
La valeur travail quant à elle, insiste sur l’épanouissement que peut nous apporter le travail. Le travail permet à l’homme de se réaliser en tant que tel, de créer, de façonner le monde à son image. En somme la valeur travail nous permettrait d’exister.
Seulement, l’aspect du travail que personne ne mentionne, c’est son caractère d’aliénation. En effet un homme qui travaille ne s’appartient plus, il reproduite une action mécanique qui le déshumanise. L’individu est aspiré dans une nébuleuse obscure : le monde du travail. (Prenez l’exemple des cadres supérieurs qui n’ont plus d’amis sinon des collaborateurs, et les ouvriers qui n’ont plus de temps libre du tout).
Donc à partir de là, même si le travail peut sembler bénéfique pour l’ensemble des hommes, il aliène l’individu, d’où la contradiction avec le libéralisme qui se veut l’idéologie individualiste par excellence.
De plus, si l’on peut ainsi opposer libéralisme et travail, on peut également critiquer directement les fondements du libéralisme économique. C’est ce que Marx a fait, et n’en déplaise à certains sa théorie n’est pas vraiment démodée.
La liberté que prône le libéralisme se base sur l’individu, sans tenir compte du fait que le capitalisme est un système d’exploitation par définition. Un ouvrier qui travaille à la chaîne travaille pour lui en tant qu’individu bien sûr, mais l’immense majorité du fruit de son labeur profite à la nébuleuse capitaliste, en écrasant son individualité.
Finalement, le travail ne semble pas vraiment être un vecteur de liberté…
Le libéralisme qui flatte l’individu devrait plutôt s’ancrer dans une société ou les individus profitent pleinement du fruit de leur travail…
La conception de notre société tend à décrédibiliser spontanément l’idéologie de la droite moderne qui voudrait concilier travail, libéralisme et liberté…
P.S : n'oubliez pas que "travail" vient du latin "tripalium" (instrument de torture)
Posté le 25/05/2007 à 12:00 par Martin
Comme chacun peut le constater, le PS est dans une période creuse, c’est le moins qu’on puisse dire. Face aux problèmes de leadership, je crois qu’il faut tout simplement repartir a zéro, et oser bouleverser les choses. Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, auteurs du projet « Nouveau Parti Socialiste » (qui fut rejeté) me paraissent les plus à même de faire évoluer le PS qui souffre d’un immobilisme certain, malgré la démarche intéressante de Ségolène Royal. Il faut changer de génération ! Tant que les éléphants nous feront profiter de leur cynisme politique, la situation du PS ne fera que s’aggraver… En fait le PS a un projet, très pertinent même, mais il n’est pas mis en valeur, et beaucoup de responsables socialistes préfèrent critiquer allégrement le camp adverse …
Oui au changement, oui à Vincent Peillon et Arnaud Montebourg !
Voilà un autre espoir du PS ...
Posté le 17/05/2007 à 12:00 par Martin
Je pense qu’on n'a pas fini d’entendre parler de Valérie Pécresse. La bouillante porte parole de l’UMP a de l’ambition à revendre, et elle sera sûrement ministre. (Famille ? …)
Bien que très jolie et très brillante (HEC, ENA…), Valérie Pécresse est parfois hautaine et agressive. Elle a compris que sa féminité pouvait être une arme redoutable, et ne se prive jamais de couper la parole à ses interlocuteurs !
Vous noterez également que grâce à son père, elle est très proche des puissances financières, et qu’il devient difficile de la croire capable d’une quelconque action « sociale ».
Valérie Pecresse, née Roux le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française. Elle est députée UMP des Yvelines depuis le 16 juin 2002.
Elle est la fille de Dominique Roux (président de Bolloré Télécom depuis janvier 2007). Mariée, elle est mère d'une fille et de deux garçons.
Diplômée d'HEC et énarque, elle a été auditrice au Conseil d'État de 1992 à 1998. Elle est alors nommée conseillère chargée des études, de la prospective et des technologies de l’information auprès de la présidence de la République française.
En juin 2002, elle est élue à l'Assemblée nationale dans la deuxième circonscription des Yvelines.
Depuis 2004, elle est également conseillère régionale d'Île-de-France.
Valérie Pécresse est porte-parole de l'UMP au niveau national, avec Luc Chatel et est porte-parole du parti dans les Yvelines.
Elle est connue pour être proche de Jacques Chirac. Elle est par ailleurs membre du Club de la boussole.
Elle a co-animé en 2005-2006 une mission parlementaire d'information sur la famille avec Patrick Bloche. Le Premier ministre Dominique de Villepin l'a chargée en juillet 2006 d'un rapport sur la conciliation vie familiale-vie professionnelle, pour novembre 2006.
Posté le 14/05/2007 à 12:00 par politicoreflexion (+wikipédia)
Voici un portrait du candidat UMP se présentant dans ma circonscription, la 9ème des Yvelines. (Cantons de : Aubergenville, Bonnières-sur-Seine, Guerville, Houdan. Communes de : Les Mureaux, Chapet.)
Les Yvelines ayant toujours été à droite, Henri Cuq peut avoir la certitude d’être réélu !
Henri Cuq, homme politique français est né le 12 mars 1942 à Toulouse (Haute-Garonne).
Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Toulouse, de l’Institut d’études internationales et de l’Institut de criminologie de la faculté de droit de Toulouse.
De 1969 à 1972, il est commissaire de police, puis directeur des renseignements généraux en Corrèze de 1972 à 1977 et commissaire principal en 1977. Quand Jacques Chirac devient maire de Paris, il le suit et est chargé de mission auprès celui-ci jusqu'en 1979. C'est à cette date que ce dernier le nomme chef de son cabinet, poste qu'il occupe jusqu'en 1984. Il devient directeur de la Commune de Paris en 1984 et est chargé de la délégation générale à l'amélioration de la protection des Parisiens jusqu'en 1986.
En 1986, il est élu député de l’Ariège et conserve son poste jusqu'en 1988, date à laquelle il devient député de la 9e circonscription des Yvelines sous l'étiquette RPR puis UMP à partir de 2002 ; il sera constamment réélu. Il en démissionne le 30 avril 2004 pour entrer au gouvernement comme ministre délégué aux relations avec le Parlement. Il est remplacé par son suppléant, Pierre Amouroux.
Mandats
• 02/04/1986 - 14/05/1988 : Député de l'Ariège
• 13/06/1988 - 30/04 2004 : Député des Yvelines
• 20/03/1989 - 18/06/1995 : Membre du Conseil municipal d'Aubergenville (Yvelines)
• 22/04/1991 - 30/04 2004 : Membre du Conseil général des Yvelines (canton de Houdan)
• 01/04/1994 - 30/04 2004 : Vice-Président du Conseil général des Yvelines
Fonctions ministérielles
• Depuis le 31 mars 2004 : ministre délégué aux relations avec le Parlement, auprès du Premier ministre (Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3) puis gouvernement de Dominique de Villepin)
Autres fonctions
• Secrétaire national du RPR chargé de la sécurité de 1986 à 1997.
• Délégué général du RPR chargé des PME de 1993 à 1995.
• Questeur de l’Assemblée nationale de 1995 à 2004.
• Membre du bureau politique du RPR de 1998 à 2002.
• Président de la fédération RPR des Yvelines de 1998 à 2002.
Voici un lien vers sa fiche, sur le site de l'assemblée nationale :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/tribun/fiches_id/966.asp
Posté le 14/05/2007 à 12:00 par Martin
Nicolas Sarkozy, notre président, est décidément très malin. En effet, il vient d’annoncer la suppression du poste de président de l’UMP au profit d’une direction collégiale.
«La haute idée que je me fais de la fonction présidentielle [...], la nécessité pour le président de la République d'incarner l'autorité de l'Etat, de parler pour tous les Français, de faire en sorte que chaque Français puisse se reconnaître dans ce qu'il dit et dans ce qu'il fait, la nécessité qu'aucun d'entre eux ne puisse douter de son impartialité, me font l'obligation morale de cesser d'exercer les fonctions de président de l'UMP», a-t-il dit.
Il sera remplacé, à titre intérimaire, par une direction à trois têtes: Jean-Claude Gaudin, vice-président de l'UMP, Pierre Méhaignerie, secrétaire général et Brice Hortefeux, secrétaire général adjoint. Bien sur il convient d’analyser cette manœuvre politique. Si nous étions naïfs, nous pourrions croire à un réel désir d’impartialité et de séparation des pouvoirs. Cependant, la vérité est tout autre. La présidence de l’UMP représentait un pouvoir trop fort aux yeux de Sarkozy, une menace, en somme. Supprimer ce poste lui permet de renforcer son pouvoir, et de s’assurer l’allégeance sans faille de son parti. Imaginons un peu : 2012, le bilan de Sarkozy n’est pas brillant. Le président de L’UMP, rendu légitime par le soutient des militants, décide de se présenter à la présidentielle contre Nicolas Sarkozy. C’est le scénario catastrophe pour Sarko, il préfère donc assurer ses arrières en supprimant ce contre-pouvoir gênant.
Vous remarquerez que c’est notamment la présidence de l’UMP qui a permis à Sarkozy de s’imposer comme LE candidat de la droite, malgré Chirac. Pour ne pas voir cette stratégie se retourner contre lui, il est tout à fait logique que Sarkozy supprime ce poste.
Posté le 13/05/2007 à 12:00 par politicoreflexion (www.assemblee-nationale.fr)
Les législatives approchent, et tout porte à croire que nous allons assister à une vague bleue !
Elles auront lieu les 10 et 17 juin, et la dynamique présidentielle devrait assurer à Nicolas Sarkozy une assemblée très majoritairement UMP ! Le PS, divisé, confus, devra batailler ferme pour espérer arracher plus d’un tiers des sièges. La grosse surprise reste le score du Mouvement démocrate de François Bayrou, qui pourrait gagner des triangulaires face au PS et à l’UMP dans plusieurs circonscriptions. Si le MD faisait un score important, le PS devrait considérer la possibilité d’une alliance…
Ces élections vont affirmer le climat politique de ces 5 prochaines années, elles sont capitales, mais leur issue semble déjà tracée.
Ci-dessous, un rappel concernant le principe des législatives :
Les 577 députés à l'Assemblée nationale sont élus pour cinq ans, au suffrage universel dans le cadre de circonscriptions. Peuvent se présenter à l'élection tous les Français des deux sexes, âgés d'au moins vingt-trois ans et ne relevant pas d'un des cas d'inéligibilités personnelles ou professionnelles fixés par la loi.
L'organisation de la campagne électorale relève, pour l'essentiel, de choix effectués par les candidats eux-mêmes. Le Conseil constitutionnel contrôle néanmoins la sincérité du scrutin et peut annuler l'élection s'il estime qu'un candidat a été indûment avantagé.
Par ailleurs, depuis le début des années 1990, un contrôle rigoureux du financement des campagnes électorales a permis d'assurer la transparence et l'équilibre de l'élection.
Élu pour représenter la Nation, le député participe à l'exercice de la souveraineté nationale. Il vote la loi et contrôle l'action du Gouvernement. Il bénéficie, comme le sénateur, d'un statut protecteur, conçu non comme un privilège mais comme un moyen destiné à lui assurer l'indépendance et la liberté d'expression nécessaires à l'exercice de son mandat. Cette protection spécifique est consacrée par le principe des immunités parlementaires, qui trouvent leur fondement dans la Constitution elle-même.